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Success Stories

Mathilde Maréchal : Consultante en Communication Freelance

Mathilde Maréchal :
Consultante en Communication Freelance

blog de mathilde

J’ai rencontré Mathilde en septembre, nous avons eu l’occasion de travailler ensemble sur un projet de Show Room Mariage. On a discuté, ça a grave accroché.

Elle m’a parlé des Blogueuses Angevines, j’ai sauté dedans à pieds joints ! Mathilde est une jolie personne qui a eu les couilles ovaires de se lancer dans le freelance ! C’est le rêve de beaucoup d’entre nous, alors je lui ai demandé comment elle s’y était prise…

Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. – Confucius

Invitée chez elle pour l’occasion, j’entre et découvre un joli appartement, à son image : original et geek. Nous nous installons autour d’un thé, une petite boule de nerfs nommée “Volt” vient me faire la fête… Il est temps de commencer !

Pour les plus pressées , le sommaire :

  1. Présentation
  2. Son parcours
  3. L’idée
  4. Son job
  5. Son blog
  6. Ses conseils
  7. A éviter
  8. Blogueuses Angevines & Confluences Créatives
  9. Le mot de la fin

C’est parti !

Mathilde et Volt
Mathilde et son fidèle compagnon Volt, immortalisée par Emilie Photographie

Mathilde, peux-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Mathilde, j’ai 26 ans, je suis originaire de Saint-Nazaire et je suis arrivée à Angers pour ma première année de Licence. J’ai un petit chien, c’est un Jack Russell nommé « Volt ». Je suis Consultante en Communication Freelance, et voilà !

Quel est ton parcours ?

J’ai fait un Bac Scientifique, parce que je ne savais pas vraiment quoi faire, un peu comme la majorité des gens qui font Scientifique. Pour être tout à fait honnête, j’avais envie de faire ES parce que j’aimais beaucoup mes cours de SES [Sciences économiques et sociales] en Seconde, et c’est mes parents qui m’ont poussé en scientifique, comme beaucoup de parents. Ils ne savaient pas vraiment vers quoi je me dirigeais. Je pense que, finalement, ES aurait été très bien pour ce que j’ai fait par la suite. Maintenant, je suis très contente d’avoir fait scientifique, même si je dois t’avouer qu’il ne me reste pas grand-chose de mes cours de SVT ou de sciences physique… Et pourtant j’avais choisi la spécialité Sciences Physiques [rires] !

Je voulais faire journaliste, comme 95% des gens qui vont en Info-comm !

Après le bac je suis arrivée à Angers en Licence de Information Communication à l’université Catholique de l’Ouest. J’ai intégré cette première année en septembre 2007. J’ai fait mes trois années de licence à Angers.
Il faut savoir que cette Licence proposait des cours très généraux et diversifiés, comme des cours de psycho-sociaux, de photographie, du son, de la vidéo, du web, du graphisme, de la rédaction, histoire de l’art, de la communication… Et donc cette formation était super intéressante, surtout qu’à l’époque, je voulais faire journaliste, comme 95% des gens qui vont en Info-comm [rires] ! Cette formation en préparait les concours, d’ailleurs.

J’ai donc fait mon premier stage à Presse Océan (Saint Nazaire) et à l’Echo de la presqu’ile (Guérande). J’ai fait 3 semaines au total. Cela m’a permis de voir un quotidien et un hebdo. Et puis finalement… Non. A la fin du stage je me suis rendu compte que ce n’est pas ce qui me plaisait.

Si je pouvais revenir à mon moi de durant ma licence, avec des emplois du temps à trous… Je me dirai « bouge-toi les fesses, tu as du temps pour le faire » !!

Au fur et à mesure des cours, je me suis dit « Hey ! C’est peut-être le graphisme qui me botte, finalement ! ». Donc en deuxième année, je suis allée à une imprimerie à Guérande qui s’appelle « La Nouvelle Imprimerie ». Là, j’ai fait un stage d’un mois où j’ai fait un peu de graphisme. Pour terminer, en troisième année de Licence, on avait ce qu’on appelait des « blocs ». On devait choisir un bloc de deux semaines : on pouvait faire de l’événementiel ou partir au festival premier plan pour animer un quotidien (plus pour les journalistes). Et moi, sur ce bloc-là, j’avais choisi le web, et on devait tenir un blog culturel. A partir de là, ça a commencé à dévier vers le web, et c’est donc à partir de ce moment que j’ai pris cette direction.

Après ma troisième année je suis partie en Master Info-comm à Nantes. Le terme du Master était exactement « Rédacteur et Concepteur de contenu Multimédia ». Cela restait dans la lignée de la Licence.
Pour le premier stage, je suis retournée à La Nouvelle Imprimerie, pour trois mois, où j’ai fait un peu plus de web. J’y ai d’ailleurs appris à coder.

J’ai créé une auto entreprise pour pouvoir aider la famille et les amis !

En deuxième année de Master, le stage a duré 6 mois, et je l’ai fait chez Inextcom, qui est une agence web à Nantes. Ce stage a été très intéressant, j’ai travaillé sur plusieurs projets web et print. J’y ai rencontré des gens avec qui je suis toujours en contact professionnellement.

Voilà pour mon parcours scolaire ! [rires]

Après mon Master j’ai intégré un CDD de quelques mois pour un remplacement de congé maternité dans une entreprise à Nantes qui s’appelle « NGE » : Nantes Gestion Equipement, qui gère toute la partie Petit Port de Nantes. J’y étais chargée de com’. Ça a duré environ 6 mois.

A la fin de mon contrat, j’étais 6 mois au chômage. Puis j’ai retrouvé un poste au Lion d’Angers, dans une boîte qui s’appelle « Allodiagnostic » et qui fait du diagnostic immobilier. J’y étais chargée de communication, c’était également un remplacement de congé maternité. C’était super intéressant parce qu’il fallait gérer toute la refonte du site internet.

Allodiagnostic a été mon dernier contrat en tant que salariée.

Une création de Mathilde : Faire-part de mariage champêtre !
Une création de Mathilde : Faire-part de mariage champêtre !

Quelles ont été les origines de ton travail actuel ?

Pour cela il faut que je remonte à la première année de Master, où j’ai créé une auto entreprise pour pouvoir aider la famille et les amis ! Ces derniers me demandaient régulièrement de l’aide pour des créations graphiques ou de sites internet. Donc, on a regardé le statut d’autoentrepreneur pour être en règles avec la loi. Je me suis donc inscrite à ce statut en décembre 2010. Pendant deux ans, l’autoentreprise était là pour être là, je n’étais pas obligée de m’en occuper, et c’est ce qui est super pratique avec ce statut ! Mon activité a réellement commencé à se développer pendant mes 6 mois de chômage, mais pas non plus de quoi en vivre.

Je les remercie, c’est à partir de ce moment-là que j’ai pu commencer à vivre de mon activité !

Mon contrat chez Allodiagnostic était un temps partiel, donc cela m’a permis de mettre le pied à l’étrier et de me lancer. C’est la fin du contrat chez Allodiagnostic qui m’a propulsé, car ils avaient besoin d’un coup de main et ils m’ont demandé de travailler pour eux en tant qu’auto entrepreneur. La personne que je remplaçais est revenue et avait besoin d’aide. Je travaillais donc trois jours par semaine pour eux ! Je les remercie, c’est à partir de ce moment-là que j’ai pu commencer à vivre de mon activité !

Présente-nous ton job !

A présent, mon entreprise c’est « Mathilde Maréchal », donc je suis mon entreprise [rires] ! J’aime bien le terme de Consultante en Communication Freelance, pour décrire mon job. Mon travail est réellement d’accompagner les clients dans leurs besoins en communication, sur le web ou sur papier. Sur le web, je les accompagne notamment sur la création de sites vitrines, sur du community management, sur de la rédaction web. Sur le print, cela va de la création de visuels à des flyers ou des affiches…

Je me suis dit « Stop, je ne peux plus être salariée » !

Je travaille plus avec des professionnels qu’avec des particuliers. Cependant, je crée parfois des faire-part pour des particuliers. Je ne travaille presque qu’avec du bouche à oreille, je ne fais pas de communication. J’ai également un site internet vitrine et un blog.

Parle-moi de ton blog !

Mat’Aime est un blog lifestyle, que j’aime bien dire de « geekeries ».

Mon blog s’appelle Mat’Aime, je l’ai lancé pendant mon Master 2. Avant, il était relié à mon site, et cela fait 1 an que c’est un site à part entière. Je ne souhaitais plus que ce soit relié à mon activité professionnelle.
Au début, je l’avais créé en souhaitant écrire sur mon activité professionnelle : le code, les pages web, etc… et puis finalement ce n’est pas du tout les articles qui en sont ressorti. C’était plutôt ma déco geek, ce qui me plaisait moi. Mon blog commence à avoir une petite communauté.
Mat’Aime est un blog lifestyle, que j’aime bien dire de « geekeries ». J’y parle de séries, de films, de déco geek, j’y ai récemment ouvert une partie « animaux » avec l’arrivée de Volt. J’y parle de tout ce qui me représente.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui veulent créer leur propre activité sur le web, comme toi ? Donne-toi des conseils à ton ancien-toi.

Il faut être curieux, tester des choses. Si je pouvais revenir à mon moi de durant ma licence, avec des emplois du temps à trous… Je me dirai « bouge-toi les fesses, tu as du temps pour le faire » !! Maintenant j’ai plein de projets mais pas le temps, alors qu’avant j’avais le temps mais pas les projets !

Il ne faut pas se sous-estimer et sous-estimer ton travail.

J’insiste sur le fait qu’il faut être curieux, apprendre par soi-même, en regardant des tutos, en testant, en lisant des bouquins… Il faut être dynamique, créer des choses. Il y a tellement d’outils et de manières de faire son projet soi-même qu’il n’y a plus d’excuses à avoir maintenant !
Attention, je ne faisais pas rien non plus haha ! J’ai été présidente d’une association à la fac. Mais bon, j’avais tellement de temps libre à cette époque…

Création de Mathilde : citation
Création de Mathilde : citation

En dehors de tout cela, je pense que j’ai fait les bonnes rencontres au bon moment, et que cela m’a aussi beaucoup aidé. Mais quand on a la niaque, on s’aide déjà énormément soi-même.

Des erreurs à ne pas commettre ?

Il ne faut pas se sous-estimer et sous-estimer ton travail. C’est quelque chose que je commence seulement à apprendre maintenant. Alors oui, bien sûr, quand tu commences, tu apprends et il faut rester humble. Mais en même temps, tu as des compétences que d’autres n’ont pas, et même si cela peut te paraître facile, cela ne l’est pas pour tout le monde. Cela permet d’apprendre à se vendre soi-même, et se vendre à sa juste valeur.

Tu fais partie des filles qui ont lancé les Blogueuses Angevines, tu as été présidente d’une association… Tu as un peu un esprit leader, à t’entourer des bonnes personnes. C’est un avantage, tu peux m’en parler ?

C’est drôle que tu en parles, c’est aussi pour ça que je me suis dit « Stop, je ne peux plus être salariée » [rire]. Effectivement, j’aime être dans les leaders d’un groupe. Pas forcément être « le » chef, parce que je ne crois pas du tout à ce type de hiérarchie, mais faire partie d’une équipe qui boost et qui met en place des choses. Et effectivement, grâce aux blogs et aux réseaux-sociaux, j’ai rencontré Charlotte et Gaëlle, des Simones du Boudoir. On s’est rencontrées grâce à Marie-Pierre, de « Notre petite pâtisserie » avec qui je faisais de la danse. Ça a accroché tout de suite avec elles. Je pense qu’il y aura un avant et un après ces trois rencontres.

Je pense qu’il y aura un avant et un après ces trois rencontres.

Ces rencontres m’ont permis de trouver cette équipe énergique, qui propose des choses. On a réellement envie de faire bouger Angers ! On s’est retrouvées autour de plusieurs passions communes : les blogs, les loisirs créatifs… On a lancé une association cet été : « Confluences Créatives », autour des loisirs créatifs. Cela partait du principe qu’on avait du mal à trouver cette communauté bloggeurs sur Angers. On le voyait à Paris, à Nantes, mais pas à Angers ! La création du groupe Facebook « Blogueuses Angevines » nous a donc permis de trouver les blogueurs du coin. On est passé de 5-6 personnes à une trentaine ! Il y a même deux hommes !
Enfin bref, après avoir rencontré ces filles, il y a eu un gros boost, Confluences Créatives et les Blogueuses Angevines se tirent mutuellement vers le haut.

Tu te considères comme une Working girl ?

Franchement, il y a des fois, quand je sors de rendez-vous, surtout dernièrement, je me dis… « Mince ! Je fais vraiment mon métier, j’ai monté ça toute seule ! » [rires] Dans ces moments-là, oui !

Son DIY "Organisateur de rentrée"- Mat'Aime
Son DIY “Organisateur de rentrée”- Mat’Aime

Moi je pense que tu es une working girl, ahah ! Un mot pour la fin ?

Je citerai simplement Confucius : « Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie ».


Vous pouvez la trouver également ici : son Instagram, son Facebook, son  Twitter.


J’espère que cette interview vous aura inspirée !

C’est la première chronique de la catégorie “Success Stories”, et j’espère qu’elle vous aura plu !

Si c’est le cas, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, car je suis entourée de plein de jeunes filles talentueuses, et j’ai bien envie d’en découvrir un peu plus sur elles… Alors, ça vous chante ?

A très vite !!

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